Groupe N : Le remake de 2007 pour Michel Morin...
Le scénario 2009 ressemble comme deux gouttes d’eau à celui de 2007 si ce n’est le changement d’Escort pour Michel Morin. Le Berrichon s’impose de nouveau à Saint Julien sur Cher, d’un souffle devant Nicolas Robineau qui va devoir revoir sa stratégie de départ matinal s’il ne veut pas rester confiné à la deuxième place. Les deux Escort Cosworth raflent également la mise en tête de la classe 4, Sébastien Martin prenant la troisième place, au volant lui aussi, d’une Ford Escort Cosworth. Troisième du groupe, Jean-Michel Bouvet (Renault Clio RS) n’a pas été inquiété, malgré une petite alerte dans l’ES5, en tête de la classe 3. Hervé Laveille et Alain Robineau (Renault Clio RS tous les deux) se sont livrés une lutte acharnée pour la deuxième place qui se finira par un match nul. Hervé Laveille, à l’aise sur la petite spéciale, sera déclaré second au bénéfice de son meilleur temps lors de l’ES1 alors qu’Alain Robineau, mieux sur la longue et qui concédait encore 1,9s à l’issue de l’ES7, doit se contenter de la troisième place. La lutte en tête de la classe 2 a été tout aussi sévère avec un match à trois où Benoît Lamarre (Peugeot 106 S16) part le plus fort mais il ne peut contrer le retour de Ludovic Pasquet (Honda Civic) qui prend la tête avec autorité à l’issue de l’ES4 pour ne plus la lâcher. Dans le rythme mais un ton légèrement en dessous, Denis Gillet (Honda Civic) n’a rien pu faire et prend la troisième place à 15,4s du vainqueur. Du somptueux match à trois en tête de la classe 1, Jean-François Badier avait pris le meilleur départ. La décision va se faire dans l’ES6 où le pilote de la Citroën AX Gti va concéder d’un coup 6,5s qu’il ne parviendra jamais à remonter dans les deux dernières ES. Tony Gouveïa (Peugeot 106 Rallye), en tête avant que Jean-François Badier ne prenne le relais, ne profitera pas de l’aubaine puisque c’est Loïc Lihoreau (Peugeot 106 Rallye) qui va s’installer dans le fauteuil tant convoité et le conserver jusqu’au bout avec un petit pécule de 0,5s sur Tony Gouveïa.
Groupe R : La solitude de Julie Galpin…
Au volant de la toute nouvelle Citroën C2 R2 Max du Team Eifje et étrangement seules dans le groupe récemment mis en place par la Fédération, Julie Galpin et sa navigatrice Mylène Volpoet terminent à la quarantième place du classement général.
Groupe A : Le rachat de Bernard Masset !!!…
En bagarre pour la dernière marche du podium scratch, la lutte pour le gain du groupe a été sévère avec trois pilotes regroupés en 4,5s à l’issue des huit spéciales. À la faute en 2008, Bernard Masset (Seat Ibiza), vainqueur en solitaire de la classe 7K, se rachète en s’imposant aux forceps face à Nicolas Ricourt et Michel Francière qui prennent les deux premières places de la classe 7. Transfuge de la classe 5, Jérôme Vaucel étrennait avec un certain succès une splendide Renault Clio Williams, mais il sera contraint à l’abandon à l’issue de l’ES4. De retour aux affaires avec une Mitsubishi Lancer EVO VI et au pied du podium du groupe, Rémi Courtois roulera en solitaire largement en tête de la classe 8. Second de la classe, Marc Duponchel (BMW 3.25i) finit à bonne distance. La différence en tête de la classe 6 s’est faite dans la longue spéciale de Saint Loup. C’est sur les six kilomètres de cette spéciale que Yoran Brault (Citroën Saxo VTS) a construit sa victoire. Alain Marteau (Citroën Saxo VTS), plus à l’aise sur la courte, doit se contenter de la deuxième place, Pascal Hermet (Citroën C2) prenant la troisième. Patrick Brunerie (Peugeot 106 Xsi) était seul dans la classe 5K. Huitième du groupe, il parvient à devancer Stéphane Pèlerin (Peugeot 205 Rallye), lauréat de la classe 5, rapidement débarrassé de Laurent Bouhalier (Peugeot 106).
Groupe F : L’opportunisme de Patrice Launay…
Patrice Launay (Volkswagen Golf Gti) et Patrick Virly (Citroën ZX Furio), en tête du groupe, finissent dans le même ordre en tête de la classe 14. Marchant sur les traces de son père, Kévin Renard (Peugeot 205 Gti) prend la troisième place de la classe à l’issue d’une course rondement menée terminée au pied du podium de groupe. C’est Thierry Jeandot qui monte sur la dernière marche du podium du groupe. Au volant d’une nouvelle Honda Civic réceptionnée peu de temps avant le rallye, il s’adjuge sans souci la classe 13. Une première alerte au cours de l’ES5 suivi d’un abandon à l’issue de l’ES6 prive Jacques Pelourde (Peugeot 205 Gti) de la deuxième place (et la cinquième du groupe). Finalement, c’est Éric Vouillon (Peugeot 205 Gti), de retour en rallye, qui va prendre la deuxième place de la classe 13 après avoir repoussé les assauts d’un Loïc Pasquet (Peugeot 205 Gti) des plus entreprenant. Christophe Pasquet (Peugeot 205 Rallye) complète le succès de la famille (trois pilotes engagés, trois victoires de classe) avec la victoire de classe 12. Damien Caudal n’a jamais été une menace pour Christophe Pasquet alors qu’il n’a jamais été menacé par Cédric Coubrun (Talbot Samba Rallye) qui prend la mesure de Christophe Kiss (Peugeot 205 Rallye) pour la dernière marche du podium.