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Rallye de la Vallée du Cher : Impitoyable Philippe Taffonneau !!!...
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Neuf meilleurs temps sur onze possibles, Philippe Taffonneau n’a pas fait les choses à moitié. Au volant d’une voiture qui a retrouvé tout son potentiel, il remporte son deuxième succès de l’année et il s’impose pour la deuxième fois sur les bords du Cher.

Avec un trio regroupé en moins de treize secondes à l’issue de la première étape, la victoire était disputée, mais Philippe Taffonneau frappe dès le début de la seconde et inflige une fessée à ses poursuivants, d’autant plus facilement que Joël Arnaud fait des erreurs, alors que Laurent Fauguet abandonne à trois ES du but, surpris à nouveau par le comportement de sa voiture. La dernière marche du podium a fait l’objet d’une lutte acharnée entre Philippe Rageau, en tête du groupe F et Michel Morin, leader du groupe N. L’avant-dernier chrono leur sera fatal, car Michel Morin sort de la route alors que Philippe Rageau est lâché par sa Mégane. Finalement, Philippe Gouley s’impose en groupe F, alors que Pascal Demons décroche la victoire en groupe N. Auteur de passages époustouflants, Florent Genestet casse un cardan dans la dernière ES, alors qu’il venait d’accéder à la seconde place du groupe N. Il n’avait pas démérité, mais il avait du mal à suivre le rythme, Jean-Michel Bouvet hérite de la place laissée libre. Le malheur des uns fait le bonheur des autres, Christophe Meunier, à sa plus grande satisfaction, se retrouve à la deuxième place du groupe F.
 
Philippe Taffonneau double la mise...

Vainqueur en 2007, Philippe Taffonneau (Célica GT4) récidive, alors que Joël Arnaud (Célica GT4) fait illusion lors de la première étape avant de rentrer dans le rang à la 2e place du groupe et de classe 8. Surpris par le décrochement brutal de sa Lancer Evo9, Laurent Fauguet abdique lors de l’ES8. Seul en A7/S, Pascal Damevin (Punto S2000) file vers la 3e place, mais il calle sur un gros freinage de l’ultime ES et il ne parvient pas à redémarrer. Malgré des amortisseurs au comportement étrange, Frédéric Souffez (Saxo VTS) accède à la dernière marche du podium en ajoutant une nouvelle victoire de classe 6 à sa belle série en cours, alors qu’Olivier Louis (Saxo VTS) perd définitivement le contact à partir de l’ES8. En solitaire en A7/K, Jean-Philippe Blondel (Clio Maxi) prend la 4e place. Il menait la classe 5 depuis le départ, mais un cardan cède lors de l’ES9 sur la 106 de Tony Gouveïa. Stéphane Pèlerin (205 R) saute sur l’occasion pour s’imposer à domicile, alors que l’embrayage avait éliminé Jérôme Lotte (205 R) dès l’ES2. En A6/K, Nicolas Ricourt étrenne une C2 S1600, mais la pompe à essence lâche au départ de l’ES6. Maudit chez lui, Joël Bardin (206 XS) abandonne une nouvelle fois, alors que Régis Bénéton (206 S1600) avait déjà quitté la scène depuis l’arrivée de l’ES1. L’ES2 est fatale à Franck Bélouin (306 S16), seul dans la classe 7 et aux Peugeot 106 de la classe A5/K de Patrick Brunerie et Éric Dauvilliers.
Philippe Gouley, sans le vouloir...

Thierry Boisdron (Renault Mégane) se pose dans un fossé de l’ES1 et il en reste là. Philippe Rageau (Renault Mégane) prend la tête du groupe et de la classe 14, mais il abandonne à deux pas de l’arrivée. Tout sourire, Philippe Gouley, au volant d’une BMW 3.18Ti fraîchement sortie des ateliers du sorcier Hugues Delage, récupère les lauriers de la victoire. En bagarre avec Patrice Launay, Christophe Meunier (Peugeot 206 CC) hérite de la deuxième place, quand la Volkswagen Golf Gti prêtée par Lilian Sauger est victime d’une rupture de cardan lors de l’ES8. La lutte fratricide entre Christophe et Loïc Pasquet (Peugeot 205 Gti tous les deux) pour le gain de la classe 13, propulse Christophe sur la troisième marche du podium du groupe quand il prend le dessus au cours de la deuxième étape, alors que Frédéric Martin, sur une autre Peugeot 205 Gti, complète le classement. Le moteur pour Stéphane Mulon (Peugeot 106) et la boîte pour Jean-Claude Pèlerin (Peugeot 205 Rallye) laisse Frédéric Gobin (Peugeot 205 Rallye) largement en tête de la classe 12 dès la fin de la première étape, Dominique Jouas (Peugeot 205 Rallye) n’étant pas une menace. Pascal Launay (Peugeot 205), seul dans la classe 11, songe à changer de moteur pour pouvoir évoluer dans une classe un peu plus peuplée.
Et s’il n’en reste qu’un...

Christophe Charloton (Impreza) casse le pont dès l’ES1, alors qu’un cardan lâche Jean-Noël Nombéla (Lancer Evo9) avant le départ de l’ES5. Pascal Demons (Impreza) se retrouve en tête du groupe et de la classe 4 après le retrait de Michel Morin (Lancer Evo7). Florent Genestet (206 RC) domine la classe 3, mais il abandonne dans l’ultime ES quand un cardan cède. Jean-Michel Bouvet (Clio RS) tentait de suivre le rythme quand les abandons de Michel Morin et de Florent Genestet lui permettent de prendre la deuxième place du groupe et de remporter la classe 3. Troisième du groupe, Aymeric Ticot (Saxo VTS) s’impose dans la classe 2. En bagarre lors de la première étape, Ludovic Pasquet (Honda Civic) cède avant de se retirer lors de l’ES8 (collecteur cassé). Matthieu Morlet (106 S16) et Romain Harnois (Saxo VTS) gagnent un rang et complètent le podium. Pascal Hérembert (306 S16), lors de l’ES8 et Thomas Gaumé (Clio RS), dans la suivante, sont contraints à l’abandon, permettant à Adrien Cazalas (Ford Fiesta ST) d’accéder au deuxième rang de la classe 3. Des bougies récalcitrantes et Frédéric Jacquot (106 Rallye) ne prend même pas le départ de l’ES1, alors qu’au départ de cette même ES Arnaud Allard (106 Xsi) calle et met beaucoup de temps à redémarrer. Il prend 30s de pénalité qu’il efface rapidement pour s’imposer dans la classe 1 devant Maxime Blanchet (106 Rallye).
Victoires par défaut…

La multiplication des groupes et la conjoncture peu favorable du moment ne permettent pas d’étoffer les plateaux de manière satisfaisante. Avec une seule GT et une seule voiture en groupe R, il ne pouvait y avoir de course. Les organisateurs se retrouvent avec une remise des prix à rallonge, alors que les concurrents n’ont aucune bagarre à livrer. Septième du général, Yannick Ramé (Renault Clio R3) fait une course anonyme au classement alors que Raphaël Renard exploite mieux la puissance de sa Porsche 996 GT3 lors de la seconde étape, ce qui lui permet de remonter dans le top 10 du général, à la neuvième place, après une première étape assez quelconque.
Cyril Sanchez haut la main…

Déjà présent en 2008 quand sa Ford Sierra Cosworth était encore acceptée en groupe A, Cyril Sanchez est de retour sur une épreuve qu’il connaît et qui lui avait permis de franchir la ligne d’arrivée. Confronté à l’inusable Marc Duponchel, au volant de sa non moins inusable BMW 3.25i, l’Auxerrois n’a jamais été inquiété en tête du groupe malgré quelques figures de style pas forcément imposées. Le Berrichon n’a pas connu de problèmes particuliers, ce qui lui permet de rentrer à bon port au parc fermé final de Saint-Aignan sur Cher.


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  • Repères
Date : 15 & 16 mai 2010

7e édition (en national)
Organisation : ASACO Perche - Val de Loire & Écurie 41
Site : www.ecurie41.org

Lieu : Thésée la Romaine et Saint-Aignan sur Cher (41)
Longueur : 271,910 Km

2 étapes & 8 sections
11 épreuves spéciales
Thésée : 4 x 8,800 Km
Pouillé - Angé : 4 x 11,850 Km
Saint-Aignan : 3 x 6,500 Km
Soit : 102,100 Km chronométrés

64 partants
36 classés

Météo : Beau temps
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