Rallye de Bessé-sur-Braye : Retour gagnant dans la fournaise pour Jérôme Galpin…

Repères

Jérôme Galpin, vainqueur…

Date : 15 & 16 août 2009

20e édition

Organisation : Écurie Val de Braye

Site : www.rallye-besse.com

Lieux : Bessé-sur-Braye (72)

Longueur : 238,800 Km

2 étapes

4 sections

8 épreuves spéciales

Lhomme – Ruillé-sur-Loir : 4 x 11,800 Km

Ruillé-sur-Loir – Bessé-sur-Braye : 4 x 23,300 Km

Soit 140,400 Km chronométrés

77 partants

47 classés

Météo : Très beau temps chaud !!!

Jérôme Galpin n’avait pas pris le départ d’un Rallye depuis bientôt deux ans, mais en remportant son quatrième succès à Bessé-sur-Braye dans une épreuve rendue éprouvante par la chaleur écrasante, il prouve qu’il n’a pas perdu la main et qu’il sera un sérieux client pour la victoire au prochain Rallye Cœur de France.

 

La conjoncture morose du moment porte un coup à la participation, en baisse, mais pas à la qualité, présente pour offrir un beau spectacle. C’est du splendide parc du Château de Courtanvaux  et sous une chaleur écrasante qu’est donné le départ. La première victime de marque est Samuel Bézinaud dont le moteur de la BMW ne supporte pas la température caniculaire et qui préfère se retirer avant le départ de l’ES2. Entre problèmes mécaniques et sorties de route, ils sont également à un grand nombre de pilotes ne pas voir le départ de la deuxième boucle dont Jean-Noël Nombéla, qui avait son mot à dire pour la victoire de groupe N, mais privé de freins, il tape un talus et abandonne dès l’ES2. Meilleur temps de la première spéciale, Jérôme Galpin s’installe définitivement en tête. De retour, lui aussi, après neuf mois d’inactivité, André Jézéquel ne parviendra qu’une seule fois à faire le meilleur temps, quand le natif de Bessé-sur-Braye effectuera un tête-à-queue lors de l’ES3. La disparition de Pascal Lescloupé, victime de la rupture d’une rotule qui l’expédie hors de la route alors qu’il pouvait envisager la victoire en groupe N et le relâchement de Philippe Gouley, solidement installé en tête du groupe F après les problèmes de surchauffe qui ont pénalisé Christophe Charloton, propulsent Bertrand Divaret, pour sa première participation à Bessé-sur-Braye, sur la dernière marche du podium. Époustouflant dans ses passages et bien aidé par le retrait des Mitsubishi de Jean-Noël Nombéla puis de Pascal Lescloupé, Michel Porcher domine le groupe N alors que Bernard Tremblay hérite, malgré un tournevis en guise de levier de vitesses, de la deuxième place après le passage de Jean-Michel Bouvet dans un buisson où il concède une minute et demie. La remonté de Christophe Charloton ne sera pas suffisante pour déloger Philippe Gouley en tête du groupe F, alors que Joël Jovelin s’est rapidement retrouvé sur la dernière marche du podium après le retrait à l’arrivée de l’ES3 de Christophe Meunier, victime du joint de culasse défaillant de sa 206 RCC.

 

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Groupe A : Jérôme Galpin succède à son père Jean…

 

Vainqueur pour la quatrième fois à Bessé-sur-Braye et lauréat de la classe 8W, Jérôme Galpin (Subaru Impreza WRC) succède à son père Jean, alors qu’André Jézéquel (Peugeot 207 S2000), quatrième en 2007 puis troisième en 2008 et second en solitaire dans la classe 7S cette année, se voit obligé de revenir en 2010 pour la victoire !!! Les circonstances ont permis à Bertrand Divaret (Citroën Saxo Kit Car) de jouer une place sur le podium du général. Troisième du groupe, il devance sans problème Pascal Deroy (Citroën Saxo Kit Car) pour le gain de la classe 6K, alors que Pascal Le Coguic (Peugeot 206 XS) sort dans l’ES2 et laisse Jean-Luc Bournex (Peugeot 206 XS) seul en lice pour la troisième place. Température d’eau à 120° à l’arrivée de l’ES1, Samuel Bézinaud (BMW M3) se retire alors qu’Alain Vasselin (Mitsubishi Lancer Evo 10), au bord de l’abandon dans l’ES4, plonge au classement. Finalement quatrième du groupe, Jean-Pierre Durand (Subaru Impreza) récolte les lauriers de la classe 8 en terminant enfin un rallye au volant d’une auto qu’il commence à comprendre alors que Régis Thomas (BMW 3.25i) plie un triangle et renonce à l’arrivée de l’ES6. Malgré une auto de retour de chez le préparateur, Didier Gouret (Peugeot 206 RC) n’a pas retrouvé un bolide performant. Le mal empirant, le Nantais préfère ne pas insister et il rend son carnet à l’issue de l’ES3. Comme les frères Ricourt (Peugeot 206 RC) ne sortent pas de l’ES2, c’est Christophe Lollier qui s’impose dans la classe 7 en contrôlant Pascal Gouley (Renault Clio Williams). Un problème électrique élimine Frédéric Souffez (Citroën Saxo VTS) dès l’ES2. Yohan Morilleau (Peugeot 106 S16) n’a plus qu’à se laisser glisser vers l’arrivée pour s’imposer dans la classe 6, alors qu’une sortie de route lors de l’ES4 fausse le train avant de la Peugeot 106 Rallye de Sébastien Brault qui préfère rendre son carnet alors qu’il était seul dans la classe 5K. Patrice Martin (Peugeot 106 Rallye) termine l’ES1 à 0,9s de Stéphane Pèlerin (Peugeot 205 Rallye), mais il est contraint à l’abandon dans la 2. Le sociétaire de l’Écurie 41 gère ensuite son avantage en tête de la classe 5 sur le Nordiste Jérôme Lotte (Peugeot 205 Rallye) alors qu’Anthony Arthur (Peugeot 106 Xsi), deuxième temps lors de l’ES3, sort pour le compte dans la 4.

Groupe F : Philippe Gouley de bout en bout…

 

Le Normand Philippe Gouley (BMW 3.18Ti) n’a pas trop tremblé en tête du groupe et de la classe 14. La donne aurait sans doute été différente si Christophe Charloton (Citroën Saxo VTS) n’avait pas été victime d’une surchauffe. L’assistance a fait des miracles pour permettre au Tourangeau de poursuivre, mais lesté d’une minute de pénalité, il laisse filler  la victoire de groupe alors qu’il parvient à s’imposer largement dans la classe 13. Derrière Philippe Gouley dans la classe 14, Michel Mathieu (Peugeot 206 RC) sort pour le compte dès l’ES2 alors que Christophe Meunier (206 RCC) se retire à l’arrivée de la suivante avec un joint de culasse mal-en-point. Régulier à défaut d’être flamboyant, Joël Jovelin (Renault Clio 16S) assure un doublé Normand. Dommage pour Dominique Marchadier (BMW 3.18Ti) qui doit abandonner la troisième place de la classe avant le départ de l’ultime chrono. Thierry Jeandot (Honda Civic) avait pris la mesure de l’autre Civic de Davy Lerond pour la deuxième place de la classe 13 avant que le Normand ne soit contraint de se retirer au départ de l’ES3. Nordiste d’origine, Edward Lefebvre (Peugeot 205 Rallye) devrait retrouver sa région natale pour la Finale de Dunkerque. Quatrième du groupe, il ajoute un nouveau succès de classe 12 à son tableau de chasse d’autant plus facilement que David Charloton casse un cardan de sa Talbot Samba Rallye dans l’ES2 et abandonne. Jérôme Letallec (Peugeot 205 Rallye) victime d’une grosse sortie de route, c’est Jean-Claude Pèlerin (Peugeot 205 Rallye) qui prend la deuxième place. Personne ne peut suivre le rythme de Pascal Launay (Peugeot 205) en tête de la classe 11. Il offre un joli cadeau à son copilote le jour de son anniversaire. Au four de l’organisation et volant de son petit moulin, Laurent Le Potier (Talbot Samba) accède à la deuxième place alors que le rallye fût particulièrement éprouvant pour le navigateur de Jérôme Véron (Peugeot 205), finalement troisième.

Groupe N : Michel Porcher, époustouflant…

 

Privé de freins, Jean-Noël Nombéla (Mitsubishi Lancer Evo IX) tape et abandonne dès l’ES2 alors que dans la suivante, Pascal Lescloupé (Mitsubishi Lancer Evo VIII) casse une rotule, sans doute fragilisée par un excès d’optimisme précédent et se retrouve hors de la route. À l’aise au volant de sa Renault Clio RS d’une redoutable efficacité, Michel Porcher se retrouve solidement et définitivement installé en tête du groupe et de la classe 3. Sur un parcours qu’il affectionne, Jean-Michel Bouvet (Renault Clio RS) n’a pas ménagé sa peine pour tenter, sans succès, de suivre le rythme de Michel Porcher. Il fera même une escapade dans un buisson qui lui coûte sans doute la deuxième place du groupe mais qui ne remet pas en cause sa place de dauphin dans la classe 3. Avec un levier de fortune, Bernard Tremblay (Subaru Impreza WRX Sti) récupère les lauriers de la classe 4 et profite des égarements de Jean-Michel Bouvet pour prendre la deuxième place du groupe. Progressivement distancé, Philippe Bausset (Subaru Impreza WRX Sti) n’avait pas grand-chose à craindre de Noël Lepilleur (Mitsubishi Lancer VIII) pour la deuxième place de la classe 4. Contraint à l’abandon en 2008, Pascal Lemoine (Renault Clio RS) coupe cette fois-ci la ligne d’arrivée et prend la troisième place de la classe 3 alors qu’André Grison retrouve une Renault Clio Williams fiable qui lui permet de rallier l’arrivée à la quatrième place de la classe. Nouvelle grosse performance de Stéphane Gardan (Peugeot 106 S16) qui accède à la cinquième place du groupe et qui domine largement la classe 2. Sébastien Garnier (Peugeot 106 S16) n’a jamais été en mesure de lui contester la victoire. Le Nordiste Samuel Waroquier (Peugeot 106 S16) s’est rapidement installé à la troisième place alors que l’autre Nordiste Philippe Tronet (Peugeot 106 S16) coiffe Hervé Laveille (Peugeot 106 S16) pour 2,5s à l’issue de l’ultime chrono nocturne. Grosse bagarre dans la petite classe, mais Christophe David (Citroën AX Gti) ne concède qu’un meilleur temps à Jean-François Badier (Citroën AX Gti) et se détache inexorablement alors que Florian Vinet (Peugeot 106 Xsi) ne décroche qu’au cours de la dernière boucle. Quatrième, Nicolas Joannic (Peugeot 106 Rallye) n’a jamais pu se mêler à la bagarre.

Groupe R : Déplacement fructueux pour Jérôme Joussely…

 

Jérôme Joussely (Renault Clio RS) n’a pas fait le déplacement de Dordogne pour rien. Seul dans la classe 3, il remporte le groupe et accède à une belle septième place du général. Seizième de l’ES1, Yann Bozec (Citroën C2 R2) était parti sur un rythme très élevé, mais il ne dépasse pas le stade de l’ES2. Constant dans ses performances, Thierry Bureau (Citroën C2 R2 Max) pointe aux portes du top 10 du général, où il domine largement Philippe Le Béhot (Citroën C2 R2) pour le gain de la classe 2B.

 

 

 

 

 

Groupe GT : Joël Mallet, toujours là…

 

Meilleur temps du groupe et de la classe 10, Erwan Cépa (Nissan 350Z) ne ressortira pas de l’ES2. Passé le coup de chaud de la première étape, Joël Mallet et son fidèle navigateur Serge Amand (Porsche 911) n’avaient plus qu’à assurer pour voir l’arrivée et récupérer les lauriers de la victoire, même s’ils ne pourront s’empêcher de visiter quelques bas-côtés.

 

 

 

 

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