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Le Mans Classic : Pour que vive la légende !!!...
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Rendez-vous des passionnés d’automobile et des 24 Heures du Mans, Le Mans Classic a, pour sa 5e édition, regroupé un plateau d’anciennes toujours aussi conséquent, tant sur la piste qu’à l’intérieur du circuit avec les innombrables clubs, permettant à un public toujours plus nombreux de revivre la légende des 24H.

Le succès de la rétrospective des 24 Heures du Mans ne se dément pas, avec une hausse continue du nombre de spectateurs depuis 2002, année de la création de « Le Mans Classic ». Articulé côté piste autour de six plateaux répartis par tranche d’age, les courses permettent au public de voir rouler ces voitures qui ont fait la légende de la classique Mancelle et qu’ils ne peuvent voir habituellement qu’au sein de musées, alors que fort du succès en 2008 de sa première édition, Little Big Mans était de retour, permettant aux jeunes de 6 à 13 ans de faire comme papa. Côté village, le nombre d’exposants ne faiblit pas avec, pour certains d’entre eux, des présentations originales recréant des ateliers ou des magasins. Enfin du côté des clubs, Porsche y fêtait les 40 ans de sa première victoire au général avec une belle brochette de ses voitures victorieuses du double tour d’horloge Manceau, dont les deux 917 lauréates en 1970 et 1971, alors que BMW exposait trois de ses « Art Cars » ayant participées aux 24H.

 
Plateau 1 (1923 – 1939) : Les années folles !!!...

Même si la première victoire aux 24 Heures du Mans revient à une Chenard et Walker, la période a été dominée par Bentley, avec cinq victoires entre 1924 et 1930, avant qu’Alfa-Roméo ne succède aux Britanniques avec quatre succès consécutifs entre 1932 et 1935, Bugatti clôturant la période avec deux victoire en 1937 et 1939.
En 2010, BMW a volé la vedette à une flopée de Talbot AV105, alors que les Bentley n’ont pas eu leur mot à dire. Avec une seule auto au départ, Alfa-Roméo ne pouvait légitimement pas renouveler ses succès ancestraux, l’Italienne terminant devant la minuscule Simca 8 d’Évelyne Heise, secondée Jean-Pierre Jaussaud, double vainqueur des 24 Heures en 1978 avec Renault et 1980 au volant d’une Rondeau. Citroën n’avait fait qu’une seule et brève apparition (3 tours seulement) aux 24 heures du Mans en 1932 avec une C4 Roadster à moteur 1539 cm3. 2010 a vu le retour de la marque aux chevrons, avec la participation des Anglaises Antonia Loysen et Celia Stevens au volant d’une C4 reconstruite conformément à l’original.

 
Plateau 2 (1949 – 1956) : Le règne de Jaguar...

Marque nouvellement créée, Ferrari s’impose dès sa première participation lors de l’édition de la reprise en 1949 avant de récidiver en 1954, mais c’est Jaguar qui imprime sa griffe lors de l’immédiat après-guerre avec quatre victoires en 1951 et 1953 avec la Type C, avant que la D ne lui emboîte le pas en 1955 et 1956. Talbot-Lago en 1950 et Mercedes-Benz en 1952 décrochent pour leur part, leur seule victoire lors des 24 Heures du Mans.
Comme au bon vieux temps, Jaguar domine en 2010, d’autant plus facilement que Ferrari brille par son absence avec une seule 625 classée 13e et que la première des Mercedes-Benz 300 SL n’arrive qu’à la cinquième place. Loin d’être un modèle de fiabilité dans les années 50, c’est une Maserati qui a donné cette année la réplique grâce à la régularité de la 300S pilotée par Henri et Nicolas Chambon. Coqueluche du public Français, la Renault 4CV faisait son retour à Le Mans Classic avec une voiture joliment restaurée, engagée par un concurrent Anglais et partagée avec le rallyman Belge Marc Duez !

 
Plateau 3 (1957 – 1961) : Ferrari prend le pouvoir...

Si Jaguar remporte sa 5e victoire en 1957, c’est bien Ferrari qui va prendre le pouvoir en s’adjugeant son 3e succès en 1958, avant de signer un long bail avec la victoire à partir de 1960. Seul Aston-Martin parvient à faire chuter le « Cavalino Rampante » en réalisant le doublé en 1958 avec sa DBR1.
Bien représenté, avec entre autres deux Dino engagées par la branche classique de la Scuderia, Ferrari ne va pas briller, au contraire de son voisin Maserati, qui avec son modèle Tipo 61, va dominer ce plateau. Le déficit de puissance n’empêche pas les Lotus de faire bonne figure, alors qu’Aston-Martin, Lister-Costin et Austin-Healey parviennent à placer une voiture dans le top 10. La meilleure représentante de Ferrari n’arrive qu’en 21e position avec une 250 GTB Allemande. Pour fêter le cinquantième anniversaire de la présence de la Corvette au Mans, Henri Greder était de la partie au volant d’un modèle 1960, alors que, pétaradante et fumante, une Saab 93 750 cm3 tri cylindres deux temps a rappelé que la marque Suédoise ne sévissait pas que sur les rallyes en prenant une superbe cinquième place à l’indice de performance.

 
Plateau 4 (1962 – 1965) : L’hégémonie Ferrari...

En ajoutant quatre nouveaux succès à son palmarès, la firme de Modène porte à neuf son total de victoire aux 24 Heures et assure la transition entre les anciennes voitures à moteur avant et les modernes prototypes à moteur central arrière, alors que Ford fait ses débuts de la Sarthe avec comme objectif de faire tomber la Scuderia.
L’authentique Ferrari victorieuse en 1962 faisait son retour au Mans et si les deux premières manches se sont bien passées avec deux septième places, les freins ont demandé grâce lors de la dernière. En remportant les trois manches, Christian Gläsel impose sa Ford GT 40 haut la main, mais les AC Cobra ont été menaçantes jusqu’au bout, puisqu’une de leur représentante prend la seconde place devant une deuxième Ford GT 40. Au volant d’une Alpine-Renault M65 qu’il partageait avec Alain Serpaggi, Jean Ragnotti a, comme à l’accoutumé, assuré le spectacle, alors qu’Hervé Guyomard, ancien directeur du circuit Bugatti, parvenait à rallier l’arrivée au volant de sa René Bonnet qui sortait tout juste de restauration.

 
Plateau 5 (1966 – 1971) : Le rouleau compresseur Ford...

Il aura fallu trois ans au géant de Detroit pour parvenir à détrôner l’artisan de Modène. Ford va enchaîner avec trois autre victoires, avant de passer le relais à Porsche, fidèle animateur des classements annexes, qui s’impose enfin au général avec sa mythique 917 avant de récidiver l’année suivante lors d’une édition 1971 de tous les records, dont le dernier, celui de la distance parcourue, vient d’être battu en 2010.
Dominatrice de la première manche, la Ligier JS3 va connaître des problèmes lors des deux suivantes qui l’éloignent au classement. Deuxième de la première manche, la Ferrari 330 P3 va ensuite sombrer avant d’abandonner, alors que l’unique Porsche 917 présente va jouer la sécurité et atteindre la dernière marche du podium. Victorieuse des deux dernières manches, la Lola T70 Mk III de Bernard Thuner va s’imposer, alors que John Sheldon amène sa modeste Chevron B16 à la deuxième place. Engagée en 1970 pour les besoins du film Le Mans de Steve McQueen, la Porsche 908/2 de Solar Productions était de retour, sans ses caméras, sur les lieux du tournage, avec une 34e place à la clef.

 
Plateau 6 (1972 – 1979) : La France au sommet...

La dernière victoire française aux 24 Heures remontait à 1950 avec la Talbot de Louis Rosier et il a fallu attendre 1972 et l’aboutissement de l’aventure Matra pour qu’une voiture bleue franchisse à nouveau victorieusement la ligne d’arrivée. Récidivant en 1973 et 1974, Matra sera imitée quatre ans plus tard par Alpine-Renault, entre deux victoires Porsche, alors que Mirage s’était imposé en 1975.
Perpétuant la tradition, Jean-Marc Luco, associé à Jacques Nicolet va faire main basse sur les trois manches pour imposer confortablement sa Porsche 936. Second après la deuxième manche, Ludovic Caron (Chevron B21) va se faire déborder par Patrice Lafargue (Lola T298) à l’issue de la dernière. De retour en force, les Ferrari 512 BBLM réalisent un tir groupé dans le top 10 devant les BMW M1, alors que dominatrices à cette époque, les Porsche 935 ont été relativement discrètes, la première ne prenant que la onzième place. Henri Pescarolo tentait d’oublier ses déboires de l’année, en reprenant le volant de l’Inaltera qu’il pilotait en 1976 lors des débuts de l’aventure Rondeau et avec laquelle il prend cette fois-ci la neuvième place.

 
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  •  Repères 
Date : 9, 10 & 11 juillet 2010
5e édition

Organisation : Peter Auto avec l’ACO
Web : www.lemansclassic.com

Lieu : Le Mans (72) - Circuit des 24 Heures
Longueur : 13,629 Km

6 plateaux
Plateau 1 : 68 concurrents
Plateau 2 : 75 concurrents
Plateau 3 : 76 concurrents
Plateau 4 : 76 concurrents
Plateau 5 : 71 concurrents
Plateau 6 : 73 concurrents

3 manches de 43 minutes par plateau

Météo : Beau temps très chaud…
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