Le Mans Classic : Sensationnel… Mans !!!...

Repères

Départ type « Le Mans » !!!...

Date : 11, 12 & 13 juillet 2008

4e édition

Organisateur : Peter Auto avec l’ACO

Site : www.lemansclassic.com

6 plateaux

66 voitures par plateau

78 voitures de réserves

3 manches par plateau

1 classement scratch par plateau

1 classement à l’indice par plateau

Circuit de 13,629 Km

Météo : Beau temps

Tous les deux ans en années paires, Le Mans fait son retour sur le passé pour que la légende ne meurt jamais. Avec une multitude d’anniversaires, l’édition 2008 a été riche en célébrations en tout genres. Venu encore plus nombreux que les années précédente, le public ne s’y est pas trompé.

 

Le succès de la rétrospective des 24 Heures du Mans organisé tous les deux ans sur le grand circuit ne se dément pas. Un public en augmentation constante depuis la création de l’épreuve, des plateaux garnis avec une liste d’attente longue comme un jour sans pain, une exposition des clubs qui prennent d’assaut le moindre mètre carré disponible à l’intérieur du circuit, tout indique que ce rendez-vous est devenu incontournable et qu’il a sa place dans le paysage du sport automobile Français. D’une édition à l’autre, les organisateurs apportent leurs lots d’améliorations et de nouveautés. Pour 2008, ce sont les juniors qui ont été mis à l’honneur avec la création de Little Big Mans, une manifestation réservée aux 6 – 13 ans qui leur permet de faire « comme papa » au volant de répliques de Ferrari P3, BMW 328... À l’instar de leurs aînés, les jeunes pilotes avaient droit à un paddock dédié pour les quelques 70 mini bolides. 2008 est riche en anniversaire en tout genre avec pour commencer les 70 ans de la victoire d’une Delahaye aux 24 Heures du Mans. C’est en 1938 que Jean Trémoulet et Eugène Chaboud imposèrent leur Delahaye 135 S. 2008 est également le quarantième anniversaire de la Ferrari 365 GTB/4 plus connue sous le nom de Daytona. Pour l’occasion, le Club Ferrari, qui fête également ses 40 ans, mettait à l’honneur la Daytona lors de la parade des Clubs Ferrari. C’est en 1948 à Gmünd en Autriche que Ferry Porsche a construit son premier prototype de la 356. 60 ans après, la petite entreprise familiale est devenue le constructeur automobile le plus rentable. Pour fêter l’événement, Porsche avait ressorti du musée quelques-uns des modèles ayant participés à la construction de son palmarès de recordman des victoires aux 24 heures du Mans comme le modèle 962 C de 1987 et la mythique 911 GT1 de la dernière des 16 victoires en 1998.

 

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Plateau 1 : 1923 - 1939

 

Couvrant la période la plus longue avec les modèles ayant participés aux 24 Heures avant-guerre, le plateau 1 était fort représenté en Bentley qui ont dominé les premières années avec 5 victoires au palmarès. Alfa Roméo, 4 fois vainqueur de la classique Mancelle, n’avait bizarrement aucun modèle au départ de ce plateau 1. Pas plus de Lorraine-Dietrich qui s’imposèrent pourtant en 1925 et 1926 et de Chenard & Walker, première marque à inscrire son nom au palmarès avec la victoire d’André Lagache associé à René Léonard en 1923. Victorieuse à 2 reprises, la marque Bugatti était également bien représentée avec une grande diversité de modèles allant de la Type 35 à la Type 51. Autre marque victorieuse à l’honneur, Delahaye, avec sa 135 S, pouvait dignement fêter le soixante-dixième anniversaire de la victoire de 1938 avec deux modèles magnifiquement présentés. Les marques anglaises fournissaient une part non négligeable du plateau. La présence des marques Invicta, HRG, Aston Martin, Riley, MG ou Lagonda prouve le dynamisme et l’amour des sujets de sa Gracieuse Majesté pour l’automobile ancienne. La recherche de la victoire n’est pas forcément l’ultime but de nombre de concurrents, mais il faut bien un vainqueur et Talbot s’impose avec son modèle 105 qui truste les 2 premières places du classement général. Aston Martin et BMW ont tenté de s’accrocher, mais rien n’y a fait, les Talbot étaient les plus performantes. À l’indice de performance, c’est MG qui tire son épingle du jeu en dominant Bugatti et HRG.

 

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Plateau 3 : 1957 - 1961

 

Commencée par la dernière victoire (provisoire) de Jaguar en 1957, la période verra le début de la main mise de Ferrari sur l’endurance. Aston-Martin parvient, en 1959, à briser l’hégémonie de Maranello, mais Ferrari ajoute trois succès Manceau à son palmarès avec les victoires de 1958, 1960 et 1961 (série en cours). Peu de prototypes Ferrari pour la quatrième édition de Le Mans Classic avec la présence d’une 196 S et d’une 246 S qui malheureusement ne rouleront pas bien longtemps, c’est vers les GT qu’il faut se tourner pour voir les belles Italiennes en course. Vincent Gayé a régalé les spectateurs avec son pilotage spectaculaire de la Berlinette 250 GT. La 250 GT était fort bien représentée en nombre et en qualité. Alfa-Roméo, avec deux très jolis coupés carrossés par Zagato et Osca, présent avec un prototype MT4 et un coupé Zagato, complétaient la présence Italienne. Porsche représentait, seul mais en nombre, les intérêts Allemands avec une flopée de 356 en tout genre ainsi qu’un très rare Spyder RS 61. La présence Française se résume à deux Coach DB HBR5 propulsés par l’infatigable flat-twin Panhard épaulés par une barquette HBR mue par un moteur de la même famille. Spécialiste du Rallye, Saab a fait une seule apparition aux 24 Heures du Mans en 1959. Propulsée par un bicylindre 2 temps, la Saab 93 laissera un souvenir bruyant de sa participation aux oreilles des spectateurs de l’édition 2008 de Le Mans Classic. La production Anglaise était, bien entendu, la mieux représentée. Donnant la réplique à Jaguar, toujours avec la Type D mais également avec la Type E ainsi que des Lister propulsées par un moteur « made by Conventry », Aston-Martin était représenté par deux DBR1, identiques à la voiture victorieuse en 1959 et quelques coupés DB4 GT. Austin-Healey avec une flopée de 3000 MK I, Lotus et ses barquettes XI et XV ainsi que son coupé Elan, AC fidèle à ses ACE Bristol où Sunbeam avec une Alpine qui n’a rien à voir avec les productions de Dieppe, complétaient la diversité des modèles Anglais.

 

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Plateau 5 : 1966 - 1971

 

Après ses deux échecs de 1964 et 1965, Ford ne pouvait pas rester les bras croisés. Les passages à la MK II en 1966 puis à la MK IV en 1967 apporteront enfin à Ford les victoires tant désirées. Le changement de réglementation permet au constructeur Américain d’ajouter 2 nouveaux succès par l’intermédiaire des GT 40 de John Wyer en 1968 et 1969. Une des particularités de la réglementation de cette époque associée à l’opportunisme de Porsche allait aboutir à la 917, un monstre qui permettra au constructeur Allemand d’accéder à la consécration suprême en 1970 et 1971 après moult victoires de catégorie. Le plateau 5 a permis de retrouver avec plaisir quelques-uns de ces monstres avec une belle brochette de Porsche 917 confrontées à une Ferrari 330 P3 et une 512 S. La présence d’une Ford MK II permettait de faire le lien avec le plateau 4. Attraction de ce plateau, la Howmet TX a pu faire entendre aux spectateurs le sifflement caractéristique de sa turbine habituellement implantée sur un hélicoptère. Pour le quarantième anniversaire de la Ferrari 365 GTB/4, trois exemplaires étaient alignés dont la voiture de l’importateur Français Charles Pozzi, victorieuse de la catégorie GTS en 1973 ainsi que l’original Spider (modèle unique) engagé par le NART en 1975. La seule et unique Matra de cette édition 2008 de Le Mans Classic concourrait au sein ce plateau 5. Il s’agissait d’un modèle MS 660 bizarrement gréé comme la MS 670 victorieuse en 1972. Pour son cinquantenaire, Lola était bien représentée avec un joli peloton de T70 MK III qui, malheureusement et comme au bon vieux temps, est toujours handicapé par la fiabilité alors que les performances sont bien là. 

 

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Plateau 2 : 1949 - 1956

 

Dominée en grande partie par Jaguar avec ses Type C et Type D, la période n’en n’a pas moins été riche en  premières. Délaissant ses Alfa-Roméo qu’il avait menées avec succès, Enzo Ferrari a créé sa propre marque et pour sa première participation aux 24 Heures, il s’impose d’entrée lors de l’édition de reprise de 1949. Il confirmera en 1954 avec un deuxième succès, prémices d’une longue série à venir. Talbot parviendra également à inscrire son nom au palmarès grâce à la victoire en quasi solitaire de Louis Rosier en 1950. Deux ans plus tard, Mercedes Benz profite des malheurs de Jaguar pour remporter une victoire chanceuse mais méritée. D’une grande diversité mais dominé par la production anglaise, ce deuxième plateau recélait quelques bijoux telle une magnifique Fiat 8V (en plus d’une petite Fiat 1500 Spéciale) pilotée pour l’occasion par Jean Sage. Trois Talbot-Lago T26 GS étaient également présentes en trois définitions différentes puisque nous retrouvions aux côtés d’un splendide coupé, une version sport ainsi qu’une version traitée, telle la voiture victorieuse en 1950, en carrosserie Grand Prix tout en conservant le siège passager. Porsche, pour son soixantième anniversaire, y était fort bien représenté avec une nuée de 356 coupés et de Spyder 550 A. Peu d’Italiennes, mais quelques magnifiques Maserati épaulées par trois Lancia Aurélia et une seule Ferrari accompagnaient les Fiat. Mercedes, avec deux 300 SL, complétait la production Allemande aux côtés des Porsche. Hormis les trois Talbot-Lago, les constructeurs Français étaient représentés par les spécialistes des petites cylindrées comme DB avec les minuscules bicylindres Panhard. Skoda, pour les Tchèques, ainsi qu’Allard et Cadillac, pour les Américains, faisaient partie des contrées peu représentées au contraire des Anglaises qui, avec Jaguar, Aston-Martin, AC, Austin-Healey ou Lotus, garnissaient grandement la grille de départ.

 

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Plateau 4 : 1962 - 1965

 

Entièrement dominée par Ferrari, la période 1962 – 1965 verra aussi la fin du règne, avec neuf victoires au total, de la Scuderia aux 24 Heures. C’est à ce moment-là que Ford met en marche son programme pour gagner Le Mans. Les Américains tentent, sans y parvenir, de racheter la petite officine Italienne. Ils jetteront toutes leurs forces (et leurs dollars) dans la bagarre, mais les deux premières années se soldent par un cuisant échec. La vengeance sera terrible, mais nous en reparlerons avec le plateau 5. La course du plateau 4 ressemblait fort à une manche de la coupe Ford GT 40, tant le nombre de ces voitures efficacement pilotées, était élevé en tête de chaque manche. Le manque criant de prototypes Ferrari, à part une 250 LM contrainte de se retirer rapidement, laisse le champ libre aux GT 40. Finalement, la concurrence viendra également des Amériques avec la présence aux avants postes de rustiques mais fiables AC Cobra. Porsche monte en puissance avec sa 904 qui s’immisce dans le haut des classements. Ferrari compense son manque de prototypes par une belle présence de Berlinette 275 GTB dont la très rare (1 seul exemplaire) Breadvan de la Scuderia Serenissima. Rarement à la fête à leur époque, les Bizzarrini (ou Iso Rivolta) se sont bien comportées en 2008. Les Anglaises, peut-être en moins grand nombre, sont toujours là. Une splendide Aston-Martin DP212 donnait la réplique aux Ferrari 275 GTB et aux Jaguar Type E. Lotus et Sunbeam toujours présent, il fallait noter le retour de Morgan. Côté Français, Deutsch et Bonnet s’étant séparés, 2 René Bonnet (1 Aérodjet et 1 Coach) ont tenté - difficilement - de donner la réplique à 1 CD Panhard.

 

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Plateau 6 : 1972 - 1979

 

Nouveau changement de réglementation pour la période avec le retour des prototypes 3 litres qui permettra enfin à Matra de s’imposer. Après avoir réussi la passe de trois, Matra se retire et la conjoncture morose de l’époque ne favorise pas les 24 Heures du Mans. Mirage impose pour la première fois le moteur Cosworth sur une course d’endurance avant que Porsche, qui cherche sa voie entre prototype et GT évoluée, ne signe une nouvelle victoire en 1976 avec sa 936. Renault se lance dans l’aventure, mais doit attendre 1978 pour vaincre Porsche qui avait ajouté un quatrième succès à son palmarès en 1977. Renault parti en Formule 1, Porsche laisse ses clients en découdre seul en 1979 avant de se raviser sous la pression d’un gros sponsor. Moins bien préparée, l’usine trébuchera au profit de Kremer, un de ses meilleurs clients, qui imposera la monstrueuse Porsche 935, une 911 bodybuildée et survitaminée. Représentatif de l’époque, le plateau 6 aurait pu ressembler à un nième match Porsche-Renault, mais l’Alpine A443 présente abandonnera rapidement. Comme la Gulf Mirage présente se retirera, elle aussi, assez rapidement ce sont les Lola 3 litres qui donneront la réplique à la Porsche. Ce plateau permet aux spectateurs de revoir en piste les BMW M1 au moteur à la sonorité envoûtante tout comme les splendides Ferrari 512 BBLM. Les Tourismes Spéciales avaient leur place dans le concert des 24 Heures du début des années 1970. BMW, avec ses 3.0 CSL et Ford, avec ses Capri 2600 RS dont une engagée par Ford France avec Jean Louis Schlesser à son volant, nous ont fait revivre ce match passionnant. Déjà présence en 2006, la Dodge Charger de l’édition 1976 était rejointe par la Chevrolet Monza, mais aucune des deux voitures ne roulera bien longtemps.

 

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