24 heures du Mans – Les essais chronométrés : Peugeot explose les records…

Repères

Le Pole-Man : Stéphane Sarrazin

Date : 11 & 12 juin 2008

76e édition

Site : www.lemans.org

55 voitures vérifiées

55 voitures classées

Circuit de 13,629 Km

Météo : Très beau le mercredi, piste humide en début de séance puis bonnes conditions le jeudi

Poursuivant sur sa lancée de la Journée Test, Peugeot enfonce le clou et monopolise les trois premières places de la grille de départ en affolant le chronomètre. L’écart est conséquent avec Audi, mais le constructeur Allemand n’a, semble-t-il, pas voulu tenter la confrontation avec les Lionnes de Sochaux.

 

C’est dès la première séance du mercredi que Peugeot, par l’intermédiaire de Stéphane Sarrazin sur la n° 8, s’octroie la pole position avec un temps record de 3’18,513 à plus de 247 Km/h de moyenne. Il améliore sa performance de la journée test de 3,709s et devance de 0,169s Franck Montagny sur la voiture sœur n° 9 qui déclare : « Je pense que la limite se situe autour des 3’16 car j’ai été gêné dans mon meilleur tour et il y a encore moyen d’optimiser la configuration des pneumatiques ». Signe du bon travail des mécaniciens de chez Peugeot qui ont terminé le remontage de la n° 7 la veille du pesage, Nicolas Minassian signe le troisième temps mais bute sur la barre des 3’20. Audi est resté concentré sur la préparation de la course « nous n’avons pas les moyens de nous battre avec Peugeot sur un tour » glissait Tom Kristensen, sextuple vainqueur de l’épreuve, à l’issue de la première séance du mercredi soir. Il n’en demeure pas moins qu’un gouffre de 5,334s existe en performance pure entre la 908 HDI française et la R10 TDI allemande. Le bel ordonnancement Audi est même quelque peu bousculé par la très performante Lola Aston-Martin à moteur essence du Charouz Racing System que Stefan Mücke immisce au milieu des prototypes alimenté au gas-oil.

 

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LMP1 : Peugeot sort les griffes, Audi travaille…

 

Avec trois voitures aux trois premières places, Peugeot montre qu’il est bien venu pour gagner même si la joie sera tempérée par le violant contact de Ricardo Zonta avec le mur du virage du Karting au volant de la 908 HDI n° 9. Un peu juste en performance pure par rapport à la lionne Sochalienne, Audi a travaillé pour la course et la sérénité afficher dans le stand laisse à penser que la pole-position n’était pas leur objectif. Confirmant ses bonnes prestations en Le Mans Series, Charouz place sa Lola B08/60 motorisée par Aston Martin en tête des prototypes carburant au super et se permet même le luxe de devancer une Audi !!! Pour sa première apparition officielle en compétition, Dome affiche, avec sa nouvelle S102, un joli potentiel à 1,770s de la Lola. En tête de la catégorie fictive des « essence » le mercredi soir, Pescarolo n’améliore pas le jeudi et rétrograde en troisième position. Un moindre mal eu égard à la grosse sortie de piste dont sera victime Romain Dumas avec la n° 16 sur l’huile déversée par une Aston Martin GT1 du côté du virage Porsche. Belle partie de mécanique également chez Oréca avec la sortie de Laurent Groppi au volant de la n° 5 dès le début de la séance du jeudi, qui sera imité par Olivier Panis à la reprise de nuit au volant de la n° 6. Tout sera remis en ordre, mais les mécaniciens n’ont pas chômé. Gros travail de remise en état également chez Creation Autosportif où là, c’est Stuart Hall qui perd le contrôle de la CA07 dans les S du Tertre Rouge et heurte violemment le rail de sécurité. Le renoncement forcé de la Lucchini LMP2 à la veille des vérifications a fait un équipage d’heureux puisque les Commissaires Sportifs, après les vérifications d’usage, ont autorisé la seconde Epsilon Euskadi à prendre part aux essais. Il devrait donc bien y avoir 55 voitures au départ de la 76e édition des 24 Heures du Mans avec 2 Epsilon Euskadi en LMP1.

LMGT1 : L’Amérique au pouvoir avec Corvette et Saleen !!!…

 

Au petit un jeu de poker menteur auquel se sont livrés Corvette Racing et Aston Martin Racing, Larbre Compétition aurait pu rafler la mise. En effet, Christophe Bouchut au volant de la Saleen S7R a tenu la dragée haute aux favoris de la catégorie avant de devoir s’incliner pour seulement 0,093s face à Jan Magnussen au volant de la Corvette n° 63. Oliver Gavin place la deuxième Corvette C6.R en troisième position, d’un cheveu devant les deux Aston Martin officielles. Annonçant se focaliser sur la course, les Britanniques n’en reste pas moins au contact avec moins de 5/10s d’écart sur la seconde Corvette. La performance de la catégorie est à mettre à l’actif de la Lamborghini car jamais, en deux participations, la belle Italienne ne s’était positionnée si haut dans le classement des GT1. Les Corvette de Luc Alphand ferment la marche et encadrent les deux Aston privées du Team Modena et du Vitaphone Racing qui honore, pour la première fois, son invitation au titre de Champion du FIA GT, mais a dû troquer son habituelle Maserati MC12 contre une DBR9 dûment acceptée pour les épreuves labellisées « Le Mans ».

LMP2 : Jos « The Boss » Verstappen place Porsche en orbite…

 

Pour leur première apparition sur la piste mancelle, les Porsche RS Spyder confirment leurs prestations européennes en monopolisant la première ligne de la catégorie. L’ancien pilote de Formule Un Jos Verstappen s’impose sur le Spyder Batave du Van Merksteijn Motorsport avec 1,140s d’avance au second Spyder, Danois celui-là, du Team Essex emmené par John Nielsen, l’ancien vainqueur à la distance en 1990 sur Jaguar. Dans le rythme, Zytek prend la troisième place grâce à Michael Vergers au volant du proto engagé par Juan Barazi. Les nouveautés font bonne figure dans la catégorie avec le Speedy Racing Team Sebah qui place la toute jeune Lola B08/80 à la quatrième place sur les talons de la Zytek. Embassy n’est pas en reste avec sa WF01 puisqu’il s’installe en cinquième position devant « la grand mère » du RML. Autre nouveauté en vue, la Pescarolo LMP2 du Saulnier Racing, pilotée par Cong Fu Cheng premier pilote Chinois à se présenter sur le mythique circuit des 24 Heures, partagera la quatorzième ligne de la grille de départ avec sa grande sœur LMP1. Grosse frayeur pour Hideki Noda quand un affaissement de suspension arrière à l’approche de la chicane Dunlop expédie sa Lola à moteur Mazda dans une impressionnante série de tonneaux, heureusement sans gravité pour le pilote Japonais. Le Kruse Schiller Motorsport se serait bien passé de la partie de mécanique qui s’imposera pour remettre en état la Lola bien abîmée.

LMGT2 : Porsche fait parler la poudre…

 

Les pilotes officiels Porsche allument le feu le mercredi soir avec Jorg Bergmeister sur la voiture du Flying Lizard qui manque de peu de crever le mur des quatre minutes suivi de son compère Patrick Long engagé chez Imsa Performance. Se concentrant sur la course le jeudi, le Flying Lizard offre la pole de la catégorie aux Normands d’Imsa Performance qui franchissent pour la première fois la barre des quatre minutes en GT2. Pour ne pas être en reste, Wolf Henzler emboîte le pas de Patrick Long et place la Porsche du Team Felbermayr Pronton en deuxième position. Dernier pilote de la catégorie à descendre sous les quatre minutes, Rob Bell amène la première Ferrari, celle du Virgo Motorsport, à la troisième place repoussant la Porsche du Flying Lizard au pied du podium. Dans une catégorie où les écarts sont des plus serrés, difficile de faire un pronostique pour la victoire entre des Porsche sous représenter (3 voitures seulement) mais remarquablement pilotées et Ferrari pour qui la loi du nombre peut faire la différence. Dans ce concert de haute volée, Spyker, avec ses deux splendides C8 Laviolette, tentera de rallier l’arrivée afin d’obtenir un classement qui se refuse à ses voitures depuis 2002.

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