24 Heures du Mans : Le TDI double la mise !!!…

Repères

Date : 16 & 17 juin 2007

75e édition

Circuit : 13,629 Km

55 invités

54 vérifiés

29 classés

Meilleur tour : Allan McNish

3'27"176 à 236,825 Km/h

369 tours couverts

5029,101 Km

Moyenne : 209,152 Km/h

Site : www.lemans.org

Audi confirme mais a quand même eu chaud… Pionnier du retour de la motorisation diesel sur le circuit des 24 Heures du Mans et vainqueur de l’édition 2006, Audi impose pour la seconde année consécutive la technique chère à Rudolph Diesel. De retour en endurance après avoir tourné la page Rallyes, Peugeot prend ses marques et affiche ses prétentions pour les années à venir.

 

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Peugeot fait illusion aux essais en réalisant la pole position. En tête le mercredi soir en 3'26"344 à 237,780 Km/h de moyenne, Stéphane Sarrazin peut remercier la pluie qui s’est abattue le lendemain empêchant toutes améliorations. Les diesels trustent les 1e lignes de la grille de départ. Audi reste dans le sillage de Peugeot et prend les 2e, 4e et 5e positions, Peugeot intercalant sa 2e 908 HDI à la 3e place. Pescarolo confirme qu’il est bien le leader des tenants de la motorisation essence. Grâce à Emmanuel Collard, il prend en sandwich la Courage LC70 de Jean Marc Gounon. Fernandez en 3'44"158 propulse Zytek en tête de la catégorie LMP2. Il domine la Lola à moteur AER du Quifel ASM Team pilotée par Warren Hughes, Miguel Amaral et Miguel Angel de Castro et l’autre Lola (à moteur Zytek) du Binnie Motorsports de William "Bill" Binnie, Allen Timpany et Chris Buncombe. Légèrement distancé, Radical place sa SR9 à la 4e position emmenant un petit peloton comportant la 2e Zytek (la n° 32 Vergers-Barazi-Ojjeh) suivit de la Courage LC75 du Saulnier Racing.  S’il est bien une catégorie où les essais ne sont absolument pas représentatifs de ce qui risque de se passer en course, c’est bien en LMGT1. Le duel annoncé entre Aston Martin et Corvette devrait bien avoir lieu. Saleen est en mesure d’arbitrer se combat de titan. Christophe Bouchut, pour Larbre Compétition, réalise la pole de la catégorie. Il devance la 1e Saleen Oreca pilotée par le trio Ayari-Ortelli-Lapierre. Corvette, sans prendre de risques inconsidérés, allant jusqu’à rester sagement au fond du box quand les conditions météo étaient défavorables, se contente de placer ses 2 voitures au milieu de la meute des Aston Martin. Les temps sont durs pour les privés qui sont devancés par les usines. Grâce à Jérôme Policand, Luc Alphand prend la tête de ces structures suivi de l’Aston Martin du team Modena. Une page se tourne également avec l’avant-dernier temps de la Ferrari 550 Maranello du Convers Menx Team qui devance la Lamborghini Murcielago R-GT des infortunés Japonais du team JLOC détruite, dû à un problème de frein, dans un sévère accident impliquant Marco Apicella. Pas de surprises en LMGT2 avec le meilleur temps d’une Ferrari 430 GT. La Scuderia Ecosse rafle la pole devant la 1e Porsche GT3 RSR, celle de l’écurie Normande IMSA Performance. Risi Competizione place sa 1e voiture en 3e position grâce à la performance de Jaime Melo suivie par la superbe Porsche GT3 RSR du Flying Lizzard Motorsports décorée par l’artiste Troy Lee. Spyker, en progrès malgré ses déboires en Formule Un, se permet de devancer Panoz, vainqueur de la catégorie en 2006 et qui ne semble pas en mesure de rééditer sa performance de l’an passé.

Peugeot poursuit au warm up sur sa lancée des essais. Sébastien Bourdais réalise le meilleur temps sur une piste encore bien humide de l’averse matinale. Résurrection de la Lamborghini qui, reconstruite à partir d’un châssis disponible chez DAMS, effectue quelques tours pour vérifier que tout va bien.

La nuit n’apporte pas de changements notables en tête, mais le lever du soleil sera fatal à l’Audi de tête puisqu’une roue arrière éprise de liberté expédie Dindo Capello dans le mur de pneus du virage d’Indianapolis. L’abandon est inévitable et c’est sans doute avec une grosse boule au ventre que tout le staff Audi va vivre les 7 dernières heures de la course de la n° 1 survivante. Peugeot est toujours dans la course, mais l’écart sur les machines Allemande ne laisse planer aucun suspens d’autant que le moteur de la n° 7 expirera peu après midi au moment où la pluie fait un retour remarqué. Le déluge se faisant de plus en plus important, la direction de course ressort le pace-car et l’on se dirige vers une fin de course neutralisée. Il n’en est heureusement rien et l’Audi de la direction de course se retire 10 minutes avant les 15 heures fatidiques. Marco Werner franchis la ligne d’arrivée sous des trombes d’eau mais Audi peut savourer un succès acquis dans l’adversité. Arrêté peu avant la ligne fatidique, Sébastien Bourdais peut repartir au volant d’une Peugeot à bout de souffle et prendre une 2e place inattendue autant qu’inespérée pour une voiture aussi jeune. Pescarolo, 3e avec la n° 16 de Collard-Boullion-Dumas, peut recevoir l’ovation d’une foule énorme massée au pied du podium malgré les conditions exécrables. Satisfaction accrue du constructeur Sarthois par la belle 4e place de la voiture qu’il a vendue au Rollcentre de Martin Short. Après une 1e participation porteuse d’espoir et une 2e pleine de déconvenue, Aston Martin touche enfin au but avec la victoire en LMGT1. L’équipage Brabham-Rydell-Turner coupe la ligne avec 1 tour d’avance sur la Corvette survivante de O’Connell-Magnussen-Fellows. 1 tour plus loin arrivent les hommes de Jack Leconte qui place l’Aston Martin de l’Arbre Compétition sur la 3e marche du podium de la catégorie. La 2e Aston Martin officielle conserve un mince avantage sur Saleen qui, avec l’équipage Groppi-Prost-Belloc auteur d’une course régulière à défaut d’être au niveau des meilleurs, rentre dans le top-ten du général. Luc Alphand ne réédite pas son exploit de l’année précédente, mais il place sa meilleure voiture au milieu d’une catégorie de haute volée.

Le départ est donné sous un ciel menaçant et Sébastien Bourdais, l’enfant du pays, s’élance en tête mais se fait surprendre au freinage de la chicane Dunlop, manquant finir dans le bac à graviers. Tracy Krohn (Ferrari Rizi Competizione n° 99) sème la panique en effectuant un tête-à-queue lui aussi à la chicane Dunlop. Les mécaniciens qui ont remonté la Lamborghini ne sont pas récompensés de leurs efforts. La transmission lâche de la 1e tour et la belle Italienne sera la 1e voiture à abandonner. La pluie s’invite dès la 2e heure et va rapidement faire ses 1e victimes. La Radical se fait piéger au virage du Karting et, attaches de suspension touchées, abandonne dans la foulée. Emporté par la fougue de sa jeunesse et sans doute par son inexpérience, Mike Rockenfeller part à la faute au virage du Tertre Rouge et explose littéralement l’arrière de l’Audi n° 3 sur le rail de sécurité. Il essaiera bien de ramener la bête passablement touchée au stand, mais ses efforts resteront vains et, pour la 1e fois, une Audi officielle ne franchira pas la ligne d’arrivée. Conséquence de la sortie du jeune Allemand, le pace-car restera en piste pendant 71 minutes, temps nécessaire à la réfection des rails de sécurité au virage du Tertre Rouge. Coup de théâtre au même moment dans la catégorie LMGT1 avec l’arrêt sur le circuit de la Corvette n° 64; Oliver Gavin parvient à faire quelques mètres à l’aide du démarreur, mais il doit se rendre à la raison et Corvette Racing officialisera ce qui sera le 1e abandon d’une Corvette officielle depuis l’an 2000. 1e alerte sérieuse peu avant 20 heures pour Peugeot. La n° 8 est rentrée dans son stand et les mécaniciens vont procéder au changement d’un roulement de roue arrière. Pendant ce temps-là, Audi mène le bal avec la n° 2 de Capello-Kristensen-McNish suivi de la n° 1 de Biella-Pirro-Werner et la 1e Peugeot pilotée par Géné-Minassian-Villeneuve. Pescarolo mène la catégorie essence à la 4e place avec le trio Collard-Boullion-Dumas. Le LMGT1 est pour l’heure dominé par Aston Martin qui place ses 2 voitures en tête de la catégorie, 009 de Brabham-Rydell-Turner devant 007 de Enge-Herbert-Kox. Ne disposant plus que d’une seule voiture, Corvette avec O’Connell-Magnussen-Fellows pointe à la 3e place dans une position d’attente, prenant le meilleur sur l’Aston Martin Larbre Compétition de Bouchut-Gollin-Elgaard. En LMP2, la Zytek n° 33 de Fernandez-Kurosawa-Kerr s’installe en tête. Après un départ rapide, elle avait pourtant plongé au classement à la suite d’un problème de boîte qui lui avait fait perdre une vingtaine de minutes. Elle dépossède la Lola Quifel ASM qui menait depuis le départ et qui se maintiendra dans son sillage avant de perdre une roue et tous ses espoirs à l’entrée de la nuit puis de finir sa course dans les pneus du virage Porsche sur le coup de 2 heures du matin. Les ennuis de la Lola Portugaise ne bénéficieront pas longtemps à la Zytek. Un problème de freins puis un autre de pompe à essence relègueront la Zytek Barazi-Epsilon bien loin dans le classement. Après un début de course en faveur de Porsche dans la catégorie LMGT2, Ferrari par l’intermédiaire de l’équipage Salo-Melo-Mowlen s’installe en tête. Il faut dire qu’une crevaison repousse la Porsche IMSA Performance à 1 tour. Ce sont donc les surprenants Danois Nielsen et Simonsen aidés de l’Allemand Ehret qui pointent à la 2e place.

Rescapé d’une catégorie décimée comme de coutume, le Binnie Motorsports s’impose en LMP2. Le souffle du boulet est pourtant passé très près car l’humidité de la fin de course rendait muet le V8 Zytek de la Lola et ce n’est qu’à 8 minutes de l’arrivée qu’il  réussit enfin à repartir offrant par la même occasion la 1e victoire de catégorie au manufacturier de pneus Coréen Kumho. Seconde et dernière classée de la catégorie, la Zytek Barazi-Epsilon de Fernandez-Kurosawa-Kerr parvient à boucler le tour d’horloge malgré les 3 heures 52 minutes passées au stand à faire de la mécanique. Moins rapide mais plus fiable que les Ferrari, Porsche remporte un succès inespéré en LMGT2 et lave l’affront de l’année précédente. Retardée par une crevaison en fin de soirée, la Porsche IMSA Performance est revenue en tête après l’abandon de la Ferrari Rizi Competizione de Salo-Melo-Mowlen sur problème de pompe à eau puis, celui de celle de la Scuderia Ecosse sur bris de transmission qui avait pris la relève de la Ferrari Américaine. Rizi sauve l’honneur du cheval cabré grâce à Krohn Racing qui monte sur la 2e marche du podium avec l’équipage Jonsson-Krohn-Braun, marche occupée un bon moment par la Porsche Autorlando n° 93 avant qu’un pneu éclaté à 8h30 n’oblige les mécaniciens à reconstruire l’aile avant droite de la voiture. Nielsen-Simonsen-Ehret redescendent donc sur la 3e marche du podium. Porsche avait perdu en début de course la n° 71 du Seikel Motorsports sur bris de moteur puis au cœur de la nuit celle du Flying Lizzard sur problème de boîte de vitesses. Aucune des 2 Spyker ne franchira la ligne d’arrivée. Moteur pour la 1e puis transmission pour la seconde seront la cause des abandons des voitures hollandaises. Panoz ne réédite pas l’exploit 2006 mais amène quand même une voiture à l’arrivée avec l’équipage Tomlinson-Dean-Bell, la 2e de Kimber Smith-Watts-Milner s’étant retirée peu avant la tombée de la nuit.

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